Jésus Souverain Sacrificateur par excellence
Jésus est la porte par laquelle on entre dans le repos de Dieu. Il a agi comme Souverain Sacrificateur afin d’expier le péché de l’humanité une fois pour toutes, en s’offrant lui-même sur l’autel de la croix comme sacrifice pour le péché.
Et Christ ne s’est pas non plus attribué la gloire de devenir souverain sacrificateur, mais il la tient de celui qui lui a dit : Tu es mon Fils, Je t’ai engendré aujourd’hui ! Comme il dit encore ailleurs: Tu es sacrificateur pour toujours, Selon l’ordre de Melchisédek. C’est lui qui, dans les jours de sa chair, ayant présenté avec de grands cris et avec larmes des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort, et ayant été exaucé à cause de sa piété, a appris, bien qu’il fût Fils, l’obéissance par les choses qu’il a souffertes, et qui, après avoir été élevé à la perfection, est devenu pour tous ceux qui lui obéissent l’auteur d’un salut éternel, Dieu l’ayant déclaré souverain sacrificateur selon l’ordre de Melchisédek.
Hébreux 5:5-10
Jésus, comme grand Souverain Sacrificateur, a exercé une fonction de prêtre supérieure à celle des lévites. L’auteur présente à ses destinataires comment Jésus est l’accomplissement de l’ancienne alliance fondée sur le sacerdoce lévitique. Il leur demande de tendre vers ce qui est parfait, c’est-à-dire Jésus-Christ, sans plus s’appuyer sur les enseignements de l’ancienne alliance (Hébreux 6:2-3) qui ne pouvaient pas rendre l’Homme parfait au yeux de Dieu :
Le renoncement aux œuvres mortes : l’abandon des mauvaises actions. C’était déjà prêché dans l’ancienne alliance, et c’est aussi ce que Jean-Baptiste annonçait (Matthieu 3:2 ; 4:17). Mais cela n’est pas suffisant pour être sauvé, car la repentance n’est complète qu’en Jésus-Christ. Par sa mort et sa résurrection, Jésus nous accorde le pardon et la vie éternelle.
Car si le sang des taureaux et des boucs, et la cendre d’une vache, répandue sur ceux qui sont souillés, sanctifient et procurent la pureté de la chair, combien plus le sang de Christ, qui, par un esprit éternel, s’est offert lui-même sans tache à Dieu, purifiera-t-il votre conscience des œuvres mortes, afin que vous serviez le Dieu vivant !
Hébreux 9:13-14
À propos de ce passage, John MacAthur dit ceci:
Le renoncement aux œuvres mortes signifie simplement qu’on abandonne le mal. C’est une vérité de l’Ancien Testament importante et précieuse, mais incomplète. Ce n’est que lorsque nous venons à Jésus-Christ par la foi qu’elle est accomplie et efficace. Le traitement incomplet des péchés doit donc être remplacé par un traitement complet.
John MacArthur. Les épîtres générales et l’Apocalypse, Commentaire sur le Nouveau Testament. p.105
La foi en Dieu : l’ancienne alliance prêchait l’abandon des œuvres mortes pour se tourner vers Dieu, mais ce n’était qu’une ombre des choses à venir. Jésus-Christ nous a révélé le vrai chemin pour nous tourner vers Dieu : c’est uniquement en croyant en sa mort à la croix et en sa résurrection que nous sommes réconciliés avec Dieu.
La doctrine des baptêmes : ce terme est traduit du grec baptismos, qui signifie « ablutions ». Partout où ce mot apparaît, il est traduit par « ablutions », y compris dans Hébreux 9:10. Ce terme est distinct de baptizo, utilisé pour l’ordonnance du baptême. L’auteur s’adresse ici à une pratique du judaïsme : les Juifs possédaient des bassins d’eau pour la purification des familles et des visiteurs. Par contre la purification du cœur opérée par Dieu en Jésus (Tite 3:5, Jean 3:5) est supérieure au purification externe.
L’imposition des mains (Exode 29:15) : cette pratique lévitique consistait à poser la main sur le sacrifice afin de s’identifier à lui (Lévitique 1:4 ; 3:8, 13). Cela n’a rien à voir avec les pratiques apostoliques (Actes 5:18 ; 6:6 ; 8:17).
Ainsi, ce que l’auteur dit à ces Juifs qui manquent de maturité, c’est : oubliez les enseignements relatifs à l’imposition des mains sur les sacrifices du temple, et embrassez plutôt Christ en plaçant votre confiance en lui.
John MacArthur. Les épîtres générales et l’Apocalypse, Commentaire sur le Nouveau Testament. p.106
La résurrection des morts : dans l’Ancien Testament, un des textes qui fait allusion est Job 19:26-27 “Quand ma peau sera détruite, il se lèvera ; Quand je n’aurai plus de chair, je verrai Dieu. Je le verrai, et il me sera favorable ; Mes yeux le verront, et non ceux d’un autre ; Mon âme languit d’attente au dedans de moi.”
Mais dans le Nouveau Testament, elle est fondamentale pour la foi chrétienne (Jean 11:25 ; 1 Jean 3:2 ; 1 Corinthiens 15). La preuve réelle de la résurrection est donnée par celle de Jésus-Christ.
Le Jugement éternel : dans l’Ancien Testament, l’enseignement sur le jugement éternel est limité.
Car Dieu amènera toute œuvre en jugement, au sujet de tout ce qui est caché, soit bien, soit mal.
Ecclésiaste 12:14
Devant l’Éternel ! Car il vient, car il vient pour juger la terre ; Il jugera le monde avec justice, Et les peuples selon sa fidélité.
Psaumes 96:13
Le Nouveau Testament apporte un enseignement complet sur le Jugement éternel :
- L’assurance pour le croyant (Romains 8:1 ; 1 Corinthiens 3:12-15)
- La condamnation éternelle pour le non-croyant (Matthieu 25:31-46 ; Apocalypse 20:11-15)
Dans Hébreux 6:1-3, l’auteur veut faire comprendre à ses destinataires que l’Ancien Testament n’était qu’un fondement, un prélude à l’accomplissement parfait en Jésus-Christ pour le salut de l’humanité. Ils doivent donc demeurer en Jésus, le seul par qui le salut est possible, et non retourner dans les pratiques du judaïsme.
En Hébreux 6:4-8, l’auteur met en garde contre le refus de la foi en Jésus, et en 6:12 il encourage à persévérer dans la foi. Il cite l’exemple d’Abraham qui, par la foi et la persévérance, a hérité de la promesse de Dieu (6:13-15).
Au bout de la persévérance, nous bénéficions de l’accomplissement de la promesse divine : le repos de Dieu dans sa dimension future, accessible uniquement par Jésus-Christ (6:18-20).
De même, voulant donner aux héritiers de ce qu’il avait promis une preuve plus forte encore du caractère irrévocable de sa décision, Dieu a garanti sa promesse par un serment. Ainsi, il nous a mis en présence de deux actes irrévocables, dans lesquels il est impossible que Dieu mente. Ces actes constituent un puissant encouragement pour nous qui avons tout quitté pour saisir fermement l’espérance qui nous est proposée. Cette espérance est pour nous comme l’ancre de notre vie, sûre et solide. Elle pénètre, par-delà le rideau, dans le lieu très-saint où Jésus est entré pour nous en précurseur. Car il est devenu grand-prêtre pour l’éternité dans la ligne de Melchisédek.
Hébreux 6: 18-20
L’accès au repos éternel de Dieu n’a été rendu possible que par Jésus, le Souverain Sacrificateur par excellence.
Le sacerdoce de Jésus Christ
Jésus exerce sa fonction de Souverain Sacrificateur par excellence en entrant une fois pour toutes dans le lieu très saint, offrant un sacrifice ultime pour le péché. L’objet de ce sacrifice étant son propre corps, qu’il a livré à la croix pour l’humanité.
En entrant dans le lieu très saint — le sanctuaire céleste de Dieu — Jésus ne ressort pas, comme le faisait le souverain sacrificateur, mais il « s’est assis à la droite de la majesté divine dans les lieux très hauts» (Hébreux 1:3)
Le sacerdoce de Jésus selon l’ordre de Melchisédek est donc supérieur, efficace et complet, en comparaison avec le sacerdoce lévitique.
L’auteur présente Melchisédek comme un type de Christ. Son sacerdoce était universel et non héréditaire, contrairement à celui des lévites. Melchisédek est présenté comme prêtre-roi,
qui est sans père, sans mère, sans généalogie, qui n’a ni commencement de jours ni fin de vie, — mais qui est rendu semblable au Fils de Dieu, — ce Melchisédek demeure sacrificateur à perpétuité.
Hébreux 7:3
“Il est rendu semblable au Fils de Dieu“, dans le sens où son sacerdoce, comme celui de Christ, est universel et éternel (7:3,17). Son nom signifie justice, et il est roi de Salem, c’est-à-dire roi de paix.
Personnage mystérieux, cité seulement trois fois dans la Bible (Genèse 14:18-20 ; Psaumes 110:4 ; Hébreux 6 et 7), Melchisédek préfigure le sacerdoce de Jésus, qui est universel, éternel, juste et porteur de paix (Romains 5:1).
Le sacrifice de Christ à la croix manifeste la justice de Dieu, car il applique la sentence due au pécheur : la mort. Mais Jésus a subi cette sentence à ta place, afin que si tu crois, tu sois en paix avec Dieu.
Étant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ
Romains 5:1
Le sacerdoce de Jésus est parfait, contrairement au sacerdoce lévitique, imparfait.
Les sacrificateurs lévitiques n’étaient pas permanents, car ils mouraient, eux aussi à cause de leur humanité de pêcheur. Ils devaient offrir chaque jour des sacrifices pour eux-mêmes et pour le peuple.
De plus, il y a eu des sacrificateurs en grand nombre, parce que la mort les empêchait d’être permanents
Hébreux 7:23
Christ, saint et innocent, n’avait pas besoin d’offrir un quelconque sacrifice pour lui même, par contre il a offert son corps en sacrifice pour l’humanité.
Il nous convenait, en effet, d’avoir un souverain sacrificateur comme lui, saint, innocent, sans tache, séparé des pécheurs, et plus élevé que les cieux, qui n’a pas besoin, comme les souverains sacrificateurs, d’offrir chaque jour des sacrifices, d’abord pour ses propres péchés, ensuite pour ceux du peuple, — car ceci, il l’a fait une fois pour toutes en s’offrant lui-même.
Hébreux 7:26-28
Ainsi, Jésus est le Souverain Sacrificateur par excellence, inaugurant une nouvelle alliance fondée sur un seul sacrifice parfait : son propre corps. Entré dans le véritable tabernacle de Dieu, il est assis à sa droite pour l’éternité. Demeurer dans la foi en Jésus garde le croyant dans la promesse d’entrer dans le repos éternel de Dieu.



